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Voyages, voyages !

Bienvenue sur le carnet de voyages de Fenotte2003 !

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Mountain Province
 
 
 
 
 
 
 
Bontoc et Sagada
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Nous prenons la route en direction de Bontoc et Sagada. Première halte au col de Polis où une immense statue de la Vierge Marie se dresse à côté de deux grands pylônes, pour le cadre, on a vu mieux !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a un petit marché au col qui vend toutes sortes de légumes et quelques fruits dont des pommes, produit qui est importé. C’est là que nous quittons la province Ifugao pour entrer dans Mountain Province.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouvel arrêt photos une vingtaine de minutes plus tard pour contempler les magnifiques rizières en terrasses de Bay-Yo, et prendre le monsieur pipi en costume traditionnel Igorot, puis un peu plus loin ce sont des paysans dans les champs que nous pouvons admirer en plein travail ou se reposant au bord des champs.

 

 

 

 

 

 

Diaporama photos

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Bontoc
 
 
 
 

Bontoc est la capitale de la Mountain Province et la capitale historique de la cordillère. La tribu des Bontocs qui y vivait était par le passé un groupe indigène redouté qui livrait bataille aux tribus voisines jusque dans les années 1930. Chaque garçon devait suivre un rite de passage à l’âge adulte qui pouvait comprendre une épreuve de chasse où il devait rapporter une tête humaine. Il en utilisait la mâchoire comme poignée de ses gongs jusqu’au début des années 1990.

 

A notre arrivée en fin de matinée, nous visitons le Musée des Minorités, créé par une religieuse belge pour préserver l’histoire et l’héritage des peuples indigènes de la région de la cordillère, les Ifugaos, les Ipugaos ou les Igorots. Le musée renferme des costumes traditionnels, des outils pour la chasse ou la culture, des céramiques chinoises centenaires, des vestiges archéologiques découverts dans les grottes et d’anciennes photos de guerriers Ifugaos et de missionnaires américains. Le musée ressemble à une maison traditionnelle Ifugao. Les photos sont interdites à l’intérieur du musée mais autorisées dans le jardin où se trouve la reproduction d’un village Ifugao et ses abris de pierre, les ilis.

 

Parmi les photos exposées, il y a de nombreux clichés en noir et blanc d'Eduardo Masferré (1909-1995), un photographe philippino-catalan né à Sagada. Des reproductions de ses œuvres sont aussi accrochées dans l'auberge qui porte son nom à Sagada.

 

Un article en espagnol à son sujet avec de nombreuses reproductions de ses clichés :

http://www.raco.cat/index.php/RevistaGirona/article/viewFile/101145/127173

 

 

Nous découvrons ensuite la cathédrale Ste Rita, beaucoup plus belle intérieurement qu’extérieurement à mon avis et dont j’ai particulièrement aimé les tableaux naïfs.

 

Nous faisons ensuite un petit tour par le marché avant de rejoindre notre restaurant.

 

En début d’après-midi, nous continuons notre route vers Sagada et nous arrêtons pour prendre quelques photos des rizières en terrasses de Kadchog.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Sagada
 
 
 

Sagada est située dans la Mountain Province, elle est  renommée pour ses cercueils suspendus, une tradition encore active de nos jours. Pour être enterré ainsi, le membre de la tribu Igorot doit notamment avoir été marié et avoir eu des petits-enfants. A l’origine, la suspension des cercueils le long de la paroi des hautes falaises était un moyen d’empêcher les animaux ou les hommes de les atteindre. C’est une pratique qui remonte à plus de 2.000 ans et qui est aussi utilisée chez certaines tribus de Chine et d’Indonésie.

 

La croyance la plus répandue veut que la suspension en hauteur rapproche les défunts de l’esprit de leurs ancêtres. Ils ne souhaitent pas être enterrés de peur que l’eau ne coule sur leurs corps et ne les fasse pourrir rapidement ou que les chiens errants ne déterrent et ne mangent leurs dépouilles. Des tribus ennemies voisines chassaient aussi les têtes des Igorot morts et les emportaient comme trophées. Les cercueils étaient donc installés en hauteur, hors de leur portée.

 

A sa mort, le défunt est placé sur une chaise mortuaire (sangadil) et attaché avec du rotin et des tiges de plante grimpante. Le corps est recouvert d’une couverture et placé devant l’entrée principale de sa maison pour permettre à la famille de se recueillir. Le corps est fumé pour empêcher une décomposition rapide et cacher l’odeur de pourriture. Après la veillée mortuaire, il est placé en position fœtale dans un cercueil suspendu, recouvert d’une couverture et attaché avec du rotin et des plantes grimpantes. Les cercueils sont cloués ou attachés au bord de la falaise. La position fœtale permet d’avoir des petits cercueils d’un mètre de longueur seulement. Ce sont les jeunes de la tribu qui escaladent la falaise pour installer les cercueils.

 

Les cercueils se trouvent dans un lieu appelé Echo Valley que l’on rejoint en empruntant un chemin non pavé qui est souvent boueux et glissant.

 

La plupart des cercueils portent le nom de famille pour aider les jeunes générations à identifier les cercueils de leurs ancêtres, mais il n’y a pas de plaque ou de stèle commémorative. Il y a des couleurs et des dessins attribués aux familles pour s’assurer que l’esprit du mort est reconnu dans la prochaine vie.

 

Des membres de la tribu Igorot ont aussi enterré leurs morts dans les grottes de Sagada. Il y a 60 grottes connues dans la province, quelques-unes d’entre elles étant utilisées essentiellement pour l’inhumation.

 

Après être descendus au bord d’une première grotte où coule parait-il une rivière souterraine mais où nous ne pouvons pas entrer, nous visitons l’église catholique (St Mary the Virgin) où les statues sont toutes recouvertes d’un drap, à une semaine de Pâques.

 

Des guides locaux nous emmènent ensuite vers le cimetière et les cercueils suspendus. Les plus vaillants vont descendre jusqu’au pied de la falaise  pour une vue des cercueils par le dessous, puis ils iront voir l’une des grottes où sont enterrés d’autres Igorots. Suivant le conseil de notre guide, je reste dans le second groupe qui emprunte un chemin moins difficile et c’est d’en haut que nous pouvons admirer les cercueils à flanc de falaise. Avec mon objectif 18/180 je peux néanmoins les prendre en photo de près.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Mon carnet de route :