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Hauterives & le palais idéal du facteur Cheval

 

 

 

 

Août 2008


 

 

 

 

 

 


 

La petite ville de Hauterives est située dans la Drôme, à 25 km au nord de Romans et 21 km au nord-est de Saint Vallier, dans la vallée de la Galaure. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques photos :

 

 

 

 

 

 

Porte médiévale

 
 
 
 
       Le château          
 
 
 
          
Cèdre du Liban planté sous le règne d'Henri IV  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Le palais idéal du facteur Cheval

 

un chef d'oeuvre d'art brut

 

 

Travail d'un seul homme, le rêve d'un paysan

 

 

 

THE IDEAL PALACE OF THE POSTMAN CHEVAL,

 

 

a masterpiece of outsider art

 

 



The work of a man by himself, the dream of a peasant.


 

 

 
 

"Fils de paysan je veux vivre et mourir pour prouver que dans ma catégorie il y a aussi des hommes de génie et d'énergie. Vingt-neuf ans je suis resté facteur rural. Le travail fait ma gloire et l'honneur mon seul bonheur; à présent voici mon étrange histoire. Où le songe est devenu, quarante ans après, une réalité."

 

Ferdinand Cheval, 15 mars 1905

 

 

Joseph Ferdinand Cheval, plus connu sous le nom du facteur Cheval, est né le 19 avril 1836 à Charmes sur l’Herbasse (Drôme). A partir de 1867, il a travaillé comme facteur et sa tournée journalière à pied lui faisait parcourir 33 kilomètres. En avril 1879, durant l’une de ses tournées, son pied a buté sur une pierre et c’est le début de l’histoire !

 

 

 

 

 
 
 
 
 

Extraits d'une lettre écrite par Ferdinand Cheval :

 

 

"J'avais bâti, dans un rêve, un palais, un château ou des grottes, je ne peux pas bien vous l'exprimer, mais c'était si joli, si pittoresque, que dix ans après, il était resté gravé dans ma mémoire et que je n'avais jamais pu l'en arracher ...

 

Voilà qu'au bout de quinze ans, au moment où j'avais à peu près oublié mon rêve, que j'y pensais le moins du monde, c'est mon pied qui me le fait rappeler ...Mon pied avait accroché un obstacle qui faillit me faire tomber, j'ai voulu savoir ce que c'était. C'était une pierre de forme si bizarre que je l'ai mise dans ma poche pour l'admirer à mon aise ...C'est une pierre molasse, travaillée par les eaux et endurcie par la force des temps, elle devient aussi dure que des cailloux. Elle présente une sculpture aussi bizarre qu'il est impossible à l'homme de l'imiter : elle représente toute espèce d'animaux, toutes espèces de caricatures. Je me suis dit : "puisque la nature veut faire la sculpture, moi, je ferai la maçonnerie et l'architecture." Voici mon rêve. À l'œuvre me suis-je dit.

 

De ce jour, j'ai parcouru les ravins, les coteaux, les endroits les plus arides ...Je transportais des paniers ...ma tournée de facteur était de plus de 30 kilomètres par jour et j'en parcourais des douzaines avec mon panier plein de pierres sur le dos, ce qui représentait une quarantaine de kilos chaque fois. Je vous dirais aussi que chaque commune possède son espèce de pierre toujours très dure. Je faisais en parcourant la campagne des petits tas de ces pierres ; le soir avec ma brouette, je retournais les chercher. Les plus proches étaient à 4 ou 5 kilomètres, quelquefois jusqu'à 10 kilomètres. Je partais parfois à 2 ou 3 heures du matin ...j'ai tout charrié moi-même ... nuit et jour j'ai travaillé vingt-six ans, sans trêve ni merci."

 
 
 
 
 
 
 
 

L’idée du nom de "palais idéal" lui est venue après sa rencontre avec le barde alpin Emile Roux Parassac en 1904.

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le site officiel :
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

DIAPORAMA PHOTOS - Août 2008

 

 

 

 

 

 

http://vimeo.com/72434658

 

 

 

 

 
 

Le facteur Cheval souhaitait être enterré dans son palais et il avait reçu dans un premier temps l’accord de l’administration, mais celle-ci ayant finalement fait machine arrière, il a entrepris, à partir de 1914, alors âgé de 78 ans, la construction d’un mausolée au cimetière de Hauterives, le « Tombeau du silence et du repos sans fin » qu’il a achevé en 1922, deux ans avant sa mort.

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Le palais a été classé monument historique en 1969, grâce à André Malraux (ancien ministre des affaires culturelles) qui le considérait comme le seul représentant en architecture de l’art naïf. Le tombeau du silence et du repos sans fin a été inscrit sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1975.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

"Son of a farmer I want to live and die to prove that in my class there are also men of genius and energy. Twenty-nine years I stayed a rural postman. The work makes my glory and honor is my only happiness. Now this is my strange story. Where dream became, forty years later, a reality".

 

 

 

Ferdinand Cheval, March 15, 1905

 

 

 

 

Joseph Ferdinand Cheval, better known as the postman Cheval, was born on April 19, 1836 in Charmes suur l’Herbasse in the Drome department. In 1867, he became a postman of the French posts and his daily tour was a walk 33 km long. In April 1879, during one of his tours, his foot stumbled on a stone and this is the beginning of the story!

 

 

 

 

Excerpts from a letter written by Ferdinand Cheval:


"I had built in a dream, a palace, a castle or caves, I cannot really explain it, but it was so beautiful, so picturesque, that ten years later, it remained etched in my memory and I had never been able to forget it.

Then, after fifteen years, when I had almost forgotten my dream, my foot made me remember ... My foot had hung an obstacle and I nearly fell on the ground, I wanted to know what it was. It was a stone with such a stange shape that I put it in my pocket to admire it at home ... It was a piece of sandstone, worked by water and hardened by years, it had become as hard as rocks. It presented an odd sculpture as it is impossible for man to imitate, it represented all kinds of animals, all kinds of caricatures. I thought to myself "because nature wants to do sculpture, I will do masonry and architecture." Here is my dream. Go to work I said to myself.

From this day, I walked ravines, hills, the most arid places... I carried baskets ... my postman tour was over 30 km daily and I walked dozens kilometers with my basket full of stones on my back, which represented about forty kilos each time. I would also say that each municipality has its own kind of stone still very hard. I was walking in the countryside making small piles of stones; on the evening I return to pick them up with my wheelbarrow. The closest were 4 or 5 kilometers far, sometimes up to 10 kilometres. Sometimes I was leaving home 2 or 3 in the morning ... I carried everything myself ... night and day I worked twenty-six years, without respice nor mercy. "

 

 

He found the name of “ideal palace” after his meeting with the Alpine bard Emile Roux Parassac in 1904.

 

 

The postman Cheval wished to be buried in his palace and had received first the agreement of the French administration, but as the administration finally changed opinion, he undertook from 1914, then 78 years old, the construction of a mausoleum at Hauterives cemetery, the "Tomb of silence and rest without end" which he completed in 1922, two years before his death.

 

 

The palace was classified a historical monument in 1969, thanks to André Malraux (former Minister of cultural affairs), who considered it as the sole representative in architecture of naive art. The tomb of silence and endless rest was placed on the supplementary inventory list of historical monuments in 1975.