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RENCONTRE AVEC LES HADZABE

 

(ou HATZABE)

 

 

 

 

Région du Lac Eyasi

 

 

 

 

Février 2008

 

 

 

 

Bienfaits et méfaits du tourisme ...

 

 

 

 

 

 

Les Hatzabe (1.500-2.000 individus) sont l’un des plus ancien peuple d’Afrique et parlent une langue à click, comme les Bushmen. Leur survie, en tant que chasseurs-cueilleurs, dépend étroitement d’un espace territorial suffisant et de ses ressources naturelles. Jusqu’aux années 1950, ils vivaient uniquement de chasse et de cueillette dans de petits campements nomades et n’avaient ni chef, ni organisation politique formelle.

 

Le gouvernement tanzanien a fait plusieurs tentatives de sédentarisation des Hatzabe dans des villages pour les transformer en fermiers. Aujourd’hui, la majorité d’entre eux vit dans des campements, dans des huttes aux toits de palme, mais ils continuent de nomadiser dans le bush en quête de nourriture.

 

Le gouvernement tanzanien a failli vendre, en 2007, des terres à des investisseurs étrangers, la Tanzania UAE Safari Ltd Company, pour réaliser un projet de safari et de chasse pour clientèle fortunée dans la vallée de Yaida et la région du lac Eyasi au cœur des terres ancestrales hatzabe. Des associations de défense des peuples autochtones ont alors lancé une campagne de soutien demandant au gouvernement tanzanien de ne pas accorder de concession à cette compagnie. Le contrôle de cette concession de chasse dans cette vallée du district de Karatu présentait un danger direct pour la survie du peuple Hatzabe. Ils auraient perdu leurs principaux moyens de subsistance : la chasse et la cueillette, seraient devenus des étrangers sur leur propre terre, avec des conséquences dramatiques pour leur survie en tant que peuple distinct.

 

La Tanzania UAE Safari Ltd Company appartient à des membres de la famille royale des Emirats Arabes Unis. Ayant déjà dressé une base pour la chasse commerciale et sportive pour grosses fortunes et désirant étendre son domaine de chasse réservée, elle a fait une demande auprès du district de Karatu afin d'obtenir une concession de 3.975 km2 de terre dans la vallée de Yaida (incluant le lac Eyasi), au cœur des terres ancestrales hadzabe.

 

Les Hadzabe se sont opposés à ce projet et Richard Baalow, l'un de ses porte-parole qui essayait d'aider la communauté dans ses revendications auprès des autorités, a même été arrêté par la police tanzanienne.

 

Les Hadzabe ont proposé une série d'actions pour promouvoir le dialogue, la paix et la tolérance entre les parties, dont un appel à la famille royale des Emirats Arabes Unis de considérer la vulnérabilité des Hadzabe.

 

La résistance des Hadzabe et le soutien des organisations de défense des peuples autochtones ont donc réussi à faire entendre la voix de la raison à cette compagnie de safari et permis aux Hadzabe de conserver leur mode de vie.

 

"Nous ne mourrions pas de faim lorsque nous jouissions pleinement de nos terres. Mais maintenant que la plupart d’entre elles sont occupées et continuent de l’être, beaucoup d’Hadzabe ont faim".

 

 

 

 

 

     Retour de la chasse

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons eu la chance de passer une demi-journée avec une tribu de Hatzabe dans la région du lac Eyasi. Ils nous ont tout d'abord montré comment allumer un feu et comment aiguiser la lame de la hache. A peine le feu allumé, ils allument leur chicha, pipe en bois et nous apprenons que ce sont de gros fumeurs de tabac et de cannabis qui est cultivé illégalement dans le pays.

 

 

 

 

We had the chance to spend half a day with a tribe of Hatzabe people in Lake Eyasi region, in February 2008. They first showed us how to light a fire and sharpen the blade of an axe. As soon as the fire is lit, they light their chicha, a pipe made of wood and we learnt that they are heavy tobacco and cannabis smokers, cannabis being grown illegally in the country.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons suivi un groupe de jeunes hatzabe dans leur quête de nourriture ; leur chasse n'ayant pas été fructueuse, ils sont partis cueillir du miel dans les arbres qu'ils nous ont fait goûter. Les jeunes hadzabe commencent à chasser à partir de l'âge de 8 ans environ. Ils sont équipés d'arcs en bois, de flèches avec pointes métalliques et plûmes de pintades sauvages qui sont fabriquées et décorées pour eux par la tribu des Datoga et qu'ils enduisent de poison. Ils vont chercher fort loin ce poison qui est d'origine naturelle. Ils sont accompagnés de plusieurs chiens pour rabattre le gibier.

 

 

We then followed a group of young hatzabe in their quest for food with their bows and arrows. As their hunting had not been fruitful, they decided to gather wild honey in the baobab trees that we had the chance to taste. Young hatzabe begin hunting at 8. They are equipped with wooden bows, arrows with metal spikes and wild fowl feathers which are manufactured and designed for them by the Datoga tribe and that they coat with poison. They will look very far for this poison which is of natural origin. They go hunting accompanied by several dogs.

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 

Le guide local nous a expliqué que les Hadzabe ne font pas de provisions : chaque jour ils partent à la recherche de nourriture (gibier, fruits, racines, miel ....). S'ils tuent un gros animal, ils vont le manger entièrement, ils ne conservent pas la viande en la salant ou en la fumant par exemple.

 

 

The local guide explained us that the Hatzabe do not keep food : each day they leave in search of food (game, fruits, roots, honey ....). If they kill a large animal, they will eat it entirely, they salt or smoke meat for example.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le premier baobab, il s'agissait d'une espèce de petites abeilles qui ne piquent pas et font leur nid au cœur des branches. Il suffit donc, si l'on peut dire, de monter dans l'arbre, de couper une branche, de l'ouvrir et de se régaler ! ... Enfin cela semble super simple pour eux, mais quand on voit la taille de l'arbre on se dit que nous européens aurions quelques problèmes pour les imiter ! Pour repérer les branches colonisées par les abeilles, ils cherchent une espèce de petit tube translucide qui dépasse et sert à l'entrée et la sortie des abeilles. Ces petites abeilles sont minuscules, de la taille d'une fourmi. La quantité de miel recueillie dans ces branches n'est pas très importante.

 

 

In the first baobab, it was a species of small bees that do not bite and make their nest in the heart of the branches. They just have then, if one may say, to climb in the tree, cut a branch, open it and enjoy! ... Finally it seems super simple for them, but when you see the size of the baobab, it is clear that we Europeans would have a few problems to imitate them ! To locate the branches colonized by bees, they seek some kind of small translucent tube that transcends and is used for the entrance and exit of bees. These little bees are really tiny, about the size of an ant. The quantity of honey collected in these branches was not very important.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Nous testons un peu de miel                    

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le second baobab, il s'agissait d'abeilles plus dangereuses, il a donc fallu enfumer l'essaim avant de pouvoir en extraire le miel ! Là la récolte est beaucoup plus intéressante, outre ce qui a été dégusté sur place, les jeunes hadzabe ont rempli deux bouteilles en plastiques vides qu'ils ont coupées.

 

 

In the second baobab, it was more dangerous bees, stinking ones, and they had therefore to smoke the swarm before extracting honey. The harvest, this time, was much more interesting: in addition to what was eaten on the spot, young hatzabe filled two empty water plastic bottles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour monter dans ces arbres qui sont fort hauts, ils plantent dans l'écorce des bouts de bois qui leur servent de marches. On peut voir d'ailleurs sur les photos les marques laissées par ces pieux en bois qu'ils ne laissent pas toujours en place.

 

 

To climb this second baobab which was very high, they planted in the bark pieces of wood that served as steps. You can see on the tree trunk the previous marks left by these piles of wood they do not always leave in place.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'écorce de l'acacia que l'on voit ci-dessous n'a pas été abîmée par une maladie, ce sont les hatzabe qui raclent l'écorce et la piquent pour en extraire la sève qui a des vertus curatives. C'est un anti douleur, leur cachet d'aspirine liquide en quelque sorte !

 

 

 

 

The bark of this acacia shown below has not been damaged by an illness, it is the hatzabe who scrape the bark and bite it to extract its sap which is curative. It is an anti-pain medicine, their liquid aspirin tablet in some way !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De retour au village, nous nous sommes entraînés au tir à l'arc sous leur égide, très dur le tir à l'arc avec un arc en bois, je suis une piètre tireuse ! Thibault, mon fils, a assuré quant à lui et a eu droit aux applaudissements !

 

Nous avons rencontré les femmes du village qui fabriquent de très beaux bijoux, bracelets et colliers qu'ils portent tous, hommes comme femmes et en grand nombre. Ils sont réalisés avec des épines de porc épic et du bois. Les hommes hatzabe portent aussi des signes de scarification qui sont liés à leurs croyances, mais ils n'ont pas de religion.

 

Puis nous avons assisté à un spectacle de danses et chants traditionnels.

 

 

 

 

 

 

 

 

Back to the village, we had a small training in archery ; I found very hard to draw a wooden bow, I was not very good at it ! My son, on the contrary, was applauded !

 

We met the village women who make beautiful jewelry, bracelets and necklaces, they wear all men and women in large numbers. They are made with porcupine spines and timber. Hatzabe men also have scarrings that are linked to their beliefs, but they have no religion.

 

Finally we attended a performance of traditional dances and songs.

 

 

 

Pour finir, nous avons réalisé quelques emplettes : flèches, colliers, bracelets. L'argent qu'ils gagnent en vendant ces objets leur sert quasiment exclusivement pour acheter leurs quelques outils et les pointes de leurs flèches aux Datoga.

Les deux flèches que nous avons achetées sont un peu abîmées du fait du voyage mais ce ne sont pas des flèches neuves, elles ont déjà été utilisées par les hatzabe pour la chasse et ont donc déjà tué du gibier.

 

 

 

 

 

Finally, we made some shopping: arrows, necklaces, bracelets. The money they earn by selling these objects serves almost exclusively to buy their tools and the tips of their arrows to the Datoga.

 

The two arrows that we purchased were a little spoiled during our travel back to France but they have already been used by hatzabe for hunting and have already killed game.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nos vidéos

 

 

Des extraits de la vidéo tournée par mon fils, Thibault, pendant la matinée que nous avons passée avec les Hadzabe.Nous sommes les deux seuls touristes, accompagnés d'un guide local anglophone.Tout d'abord nous saluons tous les habitants du petit village qui ne comprend que quelques cases.  Les jeunes nous montrent comment allumer le feu.

 

Excerpts from the video shot by my son, Thibault, in the morning we spent with Hadzabe people.We were the only two tourists, accompanied by a local guide anglophone.We first said hello to the inhabitants of this tiny village with just a few huts. Young people showed us how to light the fire.

 

 

 

 

 

 

 

 

http://vimeo.com/56861712

 

 

 

 

 

 

 

Puis nous partons à leur suite dans la nature à la recherche de gibier ou de miel à rapporter. Ils vont bon train et il est très dur de filmer en marchant ou de prendre des photos.

 

Then we followed them in the wild searching for game or honey to bring back to the village. They were walking quickly and it was very hard to film while walking or taking pictures.

 

 

 

 

 

 

http://vimeo.com/56862027

 

 

Après une demi-heure de marche sur du plat, n'ayant pas rencontré de gibier, ils descendent au bord de l'eau vers un immense baobab. Deux des jeunes vont y grimper, en s'aidant d'un arbre voisin, et l'un d'eux va commencer à couper des branches avec une hache. Quand on voit la hache utilisée et la taille de la première branche, on se dit qu'il ne va jamais y arriver ! et pourtant ! Les branches une fois à terre, les hadzabe collectent le miel dont ils sont friands. Dans cet arbre-là, il s'agit d'une espèce de petites abeilles sauvages qui ne piquent pas. Nous goûtons tous à ce miel sauvage que je trouve étonnamment doux. La récolte n'est cependant pas énorme.

 

After half an hour of walking on flat land, not having met game, they descended to the water's edge to a huge baobab. Two young people climbed on the tree, with the help of a nearby tree, and one of them started to cut branches with an ax. When we saw the ax they used and the size of the first branch, we thought it was never going to happen! Branches once ashore, the Hadzabe collected honey of which they are very fond. In this tree, was living a small species of wild bees that do not sting. We all tasted that wild honey that I found surprisingly mild. Harvest was not huge.

 

 

 

 

 

http://vimeo.com/56863566

 

 

 

 

 

 

 

Pour monter dans le second baobab, cette fois, pas d'arbre à proximité pour s'aider à monter. Ils plantent donc des morceaux de bois dans le tronc qui serviront de marches. Aux nombreuses marques, on voit que ce n'est pas la première fois que cet arbre est escaladé ! Il s'agit ici d'abeilles qui piquent et ils vont donc devoir faire un feu pour enfumer l'essaim afin de pouvoir en extraire le miel qui sera, dans ce baobab, beaucoup plus abondant. Maintenant que le feu a pris, ils vont pouvoir enfumer l'essaim. Une fois l'essaim enfumé, il ne reste plus qu'à extraire et à déguster le miel !

 

 

To get into the second baobab this time, no trees nearby to help them up. So they put pieces of wood in the trunk to serve as steps. As there were many prints on the trunk, we could see that this was not the first time that this tree was climbed! In this tree stinging bees had nested and the youth had therefore to make a fire to smoke the swarm in order to extract the honey which was, in this baobab, much more abundant.

 

 

 

 

 

 

http://vimeo.com/56864356

 

 

 

 

 

 

 

Le retour au village  -  Return to the village

 

 

 

 

 

http://vimeo.com/56866420

 

 

 

 

 

De retour au village, après avoir fait une initiation au tir à l'arc avec eux, nous assistons à un spectacle de danses et de chants rituels.

 

Back in the village, after an introduction to archery, we witnessed a spectacle of song and dance rituals.

 

 

 

 

 

 

 

 

 http://vimeo.com/56866575

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Diaporama photos de nos rencontres avec les Hadazabe, les Datoga et plus tard un jeune Masaï

 

Picture slideshow of our encounter with Hatzabe, Datoga people and later a young Masaï

 

 

 

 

 

 

 

 

 

https://vimeo.com/56821264

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un excellent reportage sur le peuple hadzabe peut être regardé en ligne sur le site Dailymotion, voici les liens :

 

 

 

 

http://www.dailymotion.com/video/x371vu_les-hadzabe

http://www.dailymotion.com/video/x371nb_les-hadzabe-suite

http://www.dailymotion.com/video/x371bh_les-hadzabe-fin

 

 

 

 

 

 

 

 

Un excellent article à lire sur le baobab : Baobab : L'arbre pharmacien, l'arbre de vie par Sébastien Garnaud, géologue, sur le site de Futura Sciences avec une vidéo très intéressante sur la pollénisation des fleurs de baobab par les abeilles :

 

 

http://www.futura-sciences.com/fr/comprendre/dossiers/doc/t/botanique/d/baobab-larbre-pharmacien-larbre-de-vie_666/c3/221/p6/