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Chitwan
 
 
 
 
 
 
2 avril 2015
 
 
 
 
 
 

L’après-midi de notre arrivée à Chitwan, nous partons en char à bœufs, tiré en fait par des zébus, jusqu’au village de Bachhauli où nous visitons le  musée de la culture Tharu.

 

De nombreux tableaux racontent la vie de ce peuple avec des explications en népalais et en anglais. Voici une traduction des panneaux explicatifs.

 

La communauté Tharu vit dans les basses terres du Népal, une région de forêts essentiellement. Les charrettes en bois qu’ils fabriquent, tirées par des bœufs, sont utilisées pour transporter des gens et des marchandises. Elles servent également lors des mariages et des cérémonies religieuses.

 

Le peuple Tharu possède son propre langage, sa culture et son histoire. Il vit dans la région du Teraï, à la frontière sud du Népal et également en Inde. Ce serait le premier peuple à s’être installé au Teraï, à l’époque une jungle peuplée d’animaux sauvages, où ils ont résisté à la malaria et défriché la forêt pour devenir agriculteurs et éleveurs. C’est la plus importante tribu du Népal. Ils seraient 3.5 millions.

 

On ne sait pas l’origine du peuple Tharu, certains pensent qu’ils viennent du désert du Thar au Rajasthan, en Inde, d’autres pensent qu’ils seraient les descendants nés des liaisons entre des femmes Rajput et leurs serviteurs qui ont fui l’invasion des musulmans. En fait ce peuple habite dans le Teraï depuis plus de trois mille ans.

 

Durant la première moitié du XX° siècle, les Tharus représentaient 90 % de la population à Chitwan. Lorsque la malaria a été éradiquée, en 1954, par le gouvernement népalais, une importante immigration a eu lieu dans la région aux terres particulièrement fertiles. En deux décades, le peuple Tharu est passé de dominant à minoritaire dans cette région (moins de 14 %).

 

Les Tharus sont essentiellement des agriculteurs : rizières, maïs, blé, colza, … Ils cultivent aussi leurs légumes. Par le passé, lorsqu’il n’y avait pas de techniques d’irrigation des sols, ils dépendaient de la saison des pluies. Pour planter le riz, la charrue à bœufs est passée dans le champ, les femmes se joignent aux hommes pour le repiquage effectué en chantant des chants traditionnels.

 

Les Tharus vivent aussi de la pêche, le poisson étant l’un des principaux éléments de leur alimentation.

 

Lors de l’accouchement, généralement à  son domicile, la femme Tharu est encadrée par une sage-femme et par un Gurau, un médecin traditionnel. C’est une faucille qui est utilisée pour couper le cordon ombilical. Ensuite, l’enfant et sa mère sont emmenés dans la cour pour être lavés. La cérémonie pour donner le nom au bébé est minée par le maître de maison, onze jours plus tard pour un garçon, neuf jours pour une fille. Le nom est choisi en fonction du calendrier lunaire. La sage-femme est rétribuée en tissus et en argent, en fonction des moyens du ménage.

 

Les Tharus ont leurs propres traditions et culture pour se marier. Ce sont généralement des mariages arrangés par les familles. Durant la cérémonie, le futur marié part en direction de la maison des parents de sa promise, assis sur un char à bœufs coloré, protégé du soleil par un parapluie noir, une épée à l’épaule, suivi par une procession. Un Gurau, docteur de la communauté Tharu, chante des prières et jette du riz rouge sur la procession et le futur marié jusqu’à ce qu’il atteigne la maison de sa promise. La mère de la jeune fille l’accueille en l’aspergeant par trois fois d’eau sacrée. La cérémonie du mariage se déroule dans cette maison. Le festin consiste en un plat à base de viande, riz et lentilles servis à la famille et aux villageois avec du vin maison.

 

La cérémonie funéraire est un peu différente chez les Tharus. Autrefois les corps étaient enterrés, de nos jours ils sont brûlés près de la rivière ou de la jungle sur une jetée en bois. Toutes les possessions du mort sont brûlées avec lui. La cérémonie est différente selon qu’il s’agit d’un adulte ou d’un enfant. Si le mari meurt, sa veuve doit lui appliquer de l’huile de colza sur le visage, du vermillon et doit briser ses bracelets, signes d’une femme mariée. La proche famille du mort doit jeûner durant douze jours pour un homme, treize jours pour une femme et cinq jours pour les célibataires.

 

Rasdhari est une danse folklorique traditionnelle Tharu. Elle est effectuée en particulier durant Satyanarayan puja, un rite cérémoniel religieux durant lequel les gens demandent au dieu et à la déesse d’exaucer un vœu, et durant Gangbhoj, une fête organisée au retour d’un pèlerinage. Les danseurs utilisent des instruments de musique traditionnels.

 

Teej est une fête importante que les femmes Tharus célèbrent durant trois jours, généralement en septembre, vénérant le dieu Jitbahan. A cette occasion, elles jeûnent et se baignent dans la rivière près du village. Elles s’habillent de nouveaux vêtements, en particulier noirs et blancs et chantent et dansent dans leur dialecte en mouvements circulaires. En soirée, elles se réunissent toutes dans la maison du Jaminar pour écouter l’histoire du dieu et manger des fruits. Le jeûne est censé apporter de la joie, de bons auspices et une meilleure santé à la famille.

 

Phaguwa est une autre fête religieuse très importante qui se déroule durant trois jours. Elle est célébrée chaque année en avril, au moment de la pleine lune. Tous les jeunes du village se réunissent et brûlent une cabane en paille de colza durant la nuit. Avant d’y mettre le feu, un leader de la communauté dépose des offrandes pour le dieu à l’intérieur de la cabane : un poulet sacrifié, des œufs et du pain. Lorsque le feu prend, les gens entament une danse sacrée devant la cabane. Le lendemain matin, tout le monde se regroupe autour des cendres de la cabane pour danser, ils prennent des cendres et vont se baigner dans la rivière.

 

Pour les Tharus, Bramathan est le lieu où habite Brahmaji, le dieu de la création. Ils considèrent l’arbre à coton, le banian et le figuier des pagodes comme des incarnations du dieu. L’arbre est entouré de pierres, d’un rondin de bois et d’une charrue. Un Jamindar et un prêtre du village exécutent un rituel religieux au nom du village, sacrifiant au dieu un poulet, une chèvre, un pigeon, des fruits et de la liqueur maison, durant un jour particulier du mois d’avril. Le dieu est aussi vénéré le jour de la pleine lune du mois de mai. Les villageois pensent que ceci éloigne les maladies, apporte la paix et l’harmonie et accroît la productivité des récoltes.

 

Yamosha, la fête des morts, est célébrée le septième jour de la fête Jitiya. Le matin de la fête, les Tharus nettoient leur cour en utilisant de la boue mélangée à du fumier. On y place un mât en bois avec deux morceaux d’herbe, ceci est considéré comme les âmes en partance et vénéré en souvenir des êtres chers décédés. Ce jour-là, les gens qui ont eu un décès dans leur famille prennent un bain, un morceau de Kush dans les mains (herbe sèche ayant une signification religieuse).

 

Soharai a lieu 16 jours après la fête Dashain et dure pendant trois jours. A cette occasion, ils vénèrent Lakshmi, la déesse de la prospérité et Yamaraj, le dieu de la mort. A cette occasion, le peuple Tharu fabrique du pain avec de la farine de riz. Au milieu de la cour, ils installent un pilier en bambou décoré de fleurs de toutes les couleurs et accrochent une ombrelle. Le maître de maison procède à des offrandes en offrant un poulet, du pain et du raksi, un vin fait maison à base de riz. Durant cette fête, le bétail est décoré, en particulier les vaches et les bœufs et on les nourrit d’une mixture liquide spéciale préparée la veille.

 

La décoration des maisons Tharus : en général les murs des maisons sont décorés avec des impressions de pouces, de paumes de mains et de belles fleurs. Ces décorations sont réalisées au cours de l’année mais essentiellement  durant la fête de Soharai. Du riz est accroché à l’entrée de la maison, les sols sont recouverts d’un mélange de boue et de fumier et les murs décorés de paumes de mains et de fleurs. Les Tharus pensent que le fait de décorer leurs maisons durant la saison des fêtes leur portera chance et augmentera la productivité des récoltes la prochaine saison.

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Extraits vidéos d'un spectacle de danses traditionnelles Tharu le soir à notre hôtel. Plus à écouter qu'à regarder car le lieu manquait de lumière et mon caméscope avait du mal à faire la mise au point.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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